Edition 2013

Radu Lupu

jeudi 04 avril - 20h30

Grand Théâtre de Provence

Radu Lupu est un homme discret, peu enclin à broder sur sa vie, ses goûts et ses désirs, préférant laisser à la musique le soin de « dire » pour lui. Son attitude lui a valu quelques incompréhensions et des remarques acides ; mais s'arrêter à son côté sauvage, à ses cheveux en bataille ou à la chaise sur laquelle il joue, c'est se priver de la seule chose qui doit intéresser le mélomane : sa musicalité. Et il en a à revendre ; chacun de ces concerts, chacun de ses (plutôt rares) enregistrements le confirme. Parmi ceux-ci, Schubert tient une place de choix. Au fil des années, Radu Lupu a gravé une bonne partie des Sonates, les huit Impromptus et les Moments musicaux (que l'on peut entendre sur l'intégrale de ses enregistrements solo pour Decca parue en 2010), ainsi que des lieder avec Barbara Hendricks et des oeuvres à quatre mains avec Daniel Baremboim. Il y propose une lecture aussi convaincante que sensible de Schubert, où s'exprime une profonde proximité avec l'univers germanique, qu'il fréquente plus que tout autre. Les miniatures des Danses allemandes op. 33 et les courts Impromptus op. 142 introduisent à la gigantesque Sonate n° 21 D. 960, incroyable testament musical, qui a valu un Grammy Award au pianiste en 1995.

  • Radu Lupu, piano

    • Franz Schubert 1797-1828
    • Seize Danses allemandes op. 33 D. 783
      Quatre Impromptus op. 142 D. 935
      Sonate en si bémol majeur D. 960